Une fois sorti, IL prend un taxi et se rend à l'opposé de la ville, dans un club qu'il connait pour avoir vu son nom sur une pochette d'allumettes qui se trouvait avec un préservatif.
Après onze minutes et six verres, IL apprécie beaucoup l'endroit. Le cadre est chaleureux mais discret, la lumière tamisée mais suffisante pour profiter des clientes et les verres de bonne qualité et bien dosés.
IL demande alors au serveur:
- Si vous me donnez une bouteille de vodka, une de gin et une de bourbon sans me poser de questions, je vous offre cinq cent dollars de pour-boire.
Avant qu'IL n'entende la réponse du serveur, les trois bouteilles sont sur le comptoir. IL les prends alors avec lui et va s'enfermer dans les toilettes.
Plus tard, alors qu'IL dépose la dernière bouteille vide, on frappe violemment à la porte.
- Dépêchez-vous!
- C'est bon relax, il y a d'autres WC.
La porte des toilettes est enfoncée.
- Mais non!
- Mais si!
- Je ne vous parlent pas de ça! Ils en ont après vous. Nous devons nous dépêcher.
- Vous êtes qui déjà?
- Je suis l'agent Anne-Franck et voici l'agent Shoah (un petit homme nerveux face à lui et un grand costaud, l'air placide, vers la porte d'entrée), nous somment du Mossad, nous devons vous évacuer.
- Le Mossad?
- Les services secrets israéliens.
-JE sais ce qu'est le Mossad! Je me demandais juste ce que vous faisiez ici. Je n'ai vu ni enfant ni vieillard arabe à torturer ou tuer.
- Oh... bravo, très spirituel.
Pendant ce temps, ils l'amènent vers le fond des toilettes. La fenêtre a été arrachée et les barreaux coupés. Ils l'aident à passer en se servant du lavabo comme marchepied. Arrivés dans la ruelle derrière le bar IL répond.
- Ce n'était pas de la philosophie, c'était du premier degré!
- On n'a pas le temps de polémiquer.
- JE ne polémiqua... (pan! pan!)
Avant qu'ils ne sortent de la ruelle, des balles sifflent à leurs oreilles. Les forçant à s'abriter derrière un coin de mur.
- Merde, ils nous ont retrouvé!
- C'est qui bon-sang! Ils vont me gâcher ma cuite!!
- Vous croyez pas si bien dire. C'est les chinois et l'agent Dachau est à leur tête. Ca va être serré sur ce coup là.
- Qu'est-ce que me veulent les chinois?
L'échange de balles est de plus en plus intense.
- Vous n'avez pas une remarque acide concernant le Tibet?
- Ca n'a rien à voir. Ils ont finis de tuer ou de torturer la plupart des tibétains. Celle qu'il reste ils les violent pour qu'il n'y ait plus de tibétain de souche mais juste des bâtard.
- Et vous trouvez ça mieux?
- C'est la manière la plus humaine de commettre un génocide, en y rajoutant de l'amour.
- Vraiment??
- C'est pas moi qui le dis mais la communauté internationale. Elle aurait réagit dans le cas contraire et les Jeux Olympiques en Chine, symbole de l'esprit sportif, en sont la preuve. D'ailleurs, vous qui êtes si actifs pour que l'on n'oublie pas un massacre vieux de soixante ans auriez réagis dans le cas contraire, ne serais ce que verbalement.
Plusieurs balles frappent le mur en face de LUI. Les projectiles, autrefois de forme ovoïde, ne sont plus que des galettes écrasées. IL se saisit de l'une d'elle et avec le rire aux lèvres se penche dans leurs direction:
- C'est marrant, même vos balles sont bridées...
Une rafale trop proche de sa tête est la seule réponse.
- Vous êtes cinglés! Les chinois ne rigolent pas!
- Ah oui merde, j'avais oublié que c'était des chinois.
IL se repenche:
- Tchin kan Tsa OU Haa Dillih Zaoh
C'est maintenant deux rafales qui lui répondent.
- Me dites pas que vous leur avez traduit?
- Ah non je parle pas chinois. Mais un mec bourré avec un accent amis fait parfois des miracles. Le nombre de cuites dans des pays étrangers où je m'en suis sorti...
- Ca y est, l'agent B17 est là, dépêchez vous!
Un motard vient d'arriver de l'autre coté de la ruelle. IL court vers lui et ils partent à vive allure. Arrivés à l'aéroport, IL lui dit:
- Ils ont vachement changés les chinois. Il y a encore peu ce n'était que sagesse et philosophie. Regardez l'adage: "Si tu donne un poisson à un homme qui a faim tu le nourris pour un jour, mais si tu lui apprend à pêcher, tu le nourris pour toujours".
Pendant ce temps, l'autre s'occupe de l'embarquement sans lui prêter attention. Le laissant parler seul, enfin presque, il s'est trouvé un compagnon de discute, comme tout homme ivre. En l'occurrence, un poteau.
- Aujourd'hui, ce serait plutôt: " Si tu donne un poisson à un homme qui a faim tu le nourris pour un jour, mais si tu lui apprend à pêcher, que tu l'embauche en le payant avec tes restes, il te nourrit pour toujours."
Peu de temps après, ils embarquent dans un avion long courrier. A son grand étonnement, ils sont les seuls à bord en dehors du personnel naviguant.
- Hello, mon ami. Ca n'a pas été facile de vous sowtiwe de là. Les agents Femelle En Règle et Poney Déboité ont fais du bon bouleau mais je craint fowe que ce sois leuwe dernier. Laissez moi me présenter, je suis Petit Nuage Incontinent.
- De qui vous parlez? Ils ont dis que vous étiez B17.
- Oh... Je vois que la mémoire ne vous est pas encowe revenue complètement. Chaque agence à ses propres noms de code. La votre utilise des chiffres et des lettre, comme Q2BB, votre collègue de l'hôtel. Les israélien emploient des noms relatifs à la seconde guerre et à l'holocauste. Son nom, chez eux était Passeur Suisse. Nous employons des noms indiens car ça nous a déjà bien aidé face aux japonais durant WW2. Pour nous il était Crevette Lascive.
- Je ne suis pas sur que ce soient de vrais noms indiens, ou plutôt amérindien.
- Qui peu le dire? Ils sont tous morts et ceux qu'il reste ont perdu leur identité depuis trop longtemps pour qu'il en reste autre chose que des parcs d'attraction avec un folklore à l'américaine.
- Bref, pourquoi m'avoir enlevé?
- On ne vous a pas enlevé, ont vous a sauvé la vie et on vous emmène incognito à Hong Kong pour stopper l'opération Phénix. Nous allons d'abord...
A ce moment l'hôtesse arrive avec un chariot remplis d'alcool. Il se sert plusieurs verre, laissant l'américain raconter sa vie, puis se perd dans les beaux yeux de l'hôtesse qui surplombent un décolleté des plus affriolant. IL se dit que l'agent américain ne dois pas être très doué. Non seulement il dévoile tous son plan, enfin peut être IL n'a rien écouté, devant des inconnus, mais en plus il lui faut près de dix minutes pour se rendre compte qu'IL n'en a rien a foutre. Quand il s'en rend compte, il se lève visiblement énervé. Juste à temps pour voir les quatre hommes derrière lui, armés de couteaux et visiblement animés de mauvaises intentions. L'américain réussit à parer le coup de son adversaire tout en criant:
- Attention Moussaka Erectile, code rouge... code rouge
- C'est quoi ce bordel? Ca veut dire quoi?
L'américain envois un violent coup de pied dans le genou de son agresseur et en profite pour se retourner, s'abaisser et envoyer un dard empoisonné avec sa montre sur celui qui était dans son dos.
- Ca veut dire attention on nous attaque!
- Vous pourriez pas dire on nous attaquent!? C'est pas plus long et c'est plus claire.
Le troisième attaquant le blesse au bras avec son couteau mais il arrive à le désarmer avec un plateau repas.
- C'est un code, ça nous permet de communiquer sans que l'ennemi ne comprenne.
- Parce que vous croyez qu'ils pourraient penser que vous me demandiez du feu? Soyez réaliste, nous somment dans un avion, il est interdit de fumer.
L'hôtesse pose alors sa main sur SON épaule:
- N'intervenez pas. Cela ne vous concerne pas, nous n'en voulons qu'à lui.
- Ah... enfin quelqu'un qui me comprend. Je reprendrais bien de l'eau de vie, elle est délicieuse, comme vous ma chère.
Deux des quatre assaillants sont à terre mais Nuage Incontinent, entaillé à plusieurs endroits, commence à faiblir.
- Si vous me parliez un peu de vous?
- Nous somment des indigènes du sud est mexicain, du Chiapas. Nous avons crée l'EZLN , l'Armée Zapatiste de Libération Nationale, pour faire valoir nos droits. Nous ne demandions que le droit de vivre librement en tant qu'hommes et non d'êtres des esclaves, voir moins que des chiens, pour enrichir quelques grands ponte du gouvernement à la solde de multinationales.
IL la regarde profondément, sans faire attention au combat qui se déroule près de lui ou de ce qu'elle raconte.
- (Mon dieu, elle à des yeux magnifiques, je peut les regarder et voir quand même le haut de sa poitrine sans qu'elle s'en aperçoive. Ca a l'air doux, doux et chaud, comme un bon chocolat. Sa peau aussi a la couleur chocolat, oh... j'aime le chocolat, avec de la chantilly... ohh oui)
- La seule réponse de se gouvernement fut de nous attaquer, tuer et torturer. Ensuite ils firent mine de parlementer et pendant ce temps mirent sur pied des commandos de la mort pour asservir les populations par la force. Les américain, par l'intermédiaire de ce sale bâtard, ont fournis des armes et un soutient logistique au gouvernement mexicain, lui permettant d'accentuer la répression brutale et aveugle. C'est pourquoi nous somment là, pour le tuer.
- (oh oui, tue moi, lentement, avec ta chemise déboutonnée.)
- C'est une vengeance, pour nos frères et nos sœurs qui sont tombés.
- (oh oui, dis à ta sœur de venir et à tes frères aussi tant qu'on y est, même le chien, cochonne)
L'agent américain, couvert de sueur et de sang, vient d'abattre son dernier adversaire. Voyant cela, décontenancée, tremblante mais résolue, la jeune fille se lève prête à l'affronter. IL la retient d'une main tandis que de l'autre IL touche sa chaussure et frappe un grand coup du talon. La fléchette empoisonné tue le yankee en quelques secondes.
La jeune fille est émue par ce geste et peut être aussi par les cadavres de ses quatre camarades. IL profite immédiatement de la situation et de son charme pour la mettre à l'aise et lui remonter le morale sensuellement.
Quelques heures plus tard, IL se réveille un peu engourdi, ce qui est normal, IL somnole toujours un peu après ce genre d'ébats.
L'avion va bientôt atterrir et la jeune fille n'est plus là. Ce qui est plutôt normal aussi. Les restes de leurs ébats salissent un peu plus la scènes, déjà couvertes de cinq cadavres.
- Je souhaite bonne chance aux policiers pour ramasser, séparer et identifier les différents liquides qui traine. Oh puis non, c'est tout ce qu'ils méritent. Ils n'avaient qu'à pas choisir un métier où l'on protège les puissants en asservissant les faibles! J'aimerais quand même bien voir leur tête quand ils recevront les résultats du labo. Je me demande quelles histoires ils vont pouvoir inventer pour donner un sens à tout cela.
Pendant qu'IL réfléchit, IL boit quelques verres en grignotant et s'amuse à modifier la scène de crime. Versant de l'alcool sur un cadavre, mettant des chips dans la bouche d'un autre puis dans l'anus d'un troisième, etc.
L'atterrissage étant proche, IL décide d'aller se faire un brin de toilette pour être plus présentable dans le premier bar qu'IL trouvera.
Se laver correctement dans les commodités d'un avion n'est pas chose aisée vu le manque de place. L'espace est d'ailleurs encore plus réduit quand vous devez le partager avec le corps de votre ex compagne qui s'est pendue.
- Ah la pauvre petite, elle était si gentille. Je suppose qu'elle devait venir d'un de ces endroits perdu où ils sont encore presque humain. Si elle avait connue le capitalisme et internet je pense qu'elle ne se serait pas sentie souillée pour si peu.
Ahh oui... les merveilles de l'occident, où le pire des sadiques peu passer pour un gentlemen avec une carte platine ou un col de curé et où l'on habille en blanc les pires des putes tandis que des prêtres les bénissent en attendant que croque-morts et avocats ne fassent leur office.
Je me sens d'humeur poétique moi! Je crois que je vais me boire du whisky, ou de l'absinthe? Bof, va pour les deux, c'est deux alcool de poète après tout.
Sur ce, il descend de l'avion tout guilleret et s'en va écumer les bars.
FIN DE LA SECONDE PARTIE (suite et fin d'ici quelques jours, enfin normalement, si je ne me sent pas trop poète au point de ne plus voir les touches.)