BOB HIQUET, DETECTIVE CLASSE F
Episode 2 : AU BOULOT :
L’air était chargé d’humidité et la température devenait oppressante alors qu’il n’était que huit heures du matin. Cela ne présageait rien de bon, encore une journée difficile à crouler sous le soleil d’été. Bob renifla ses dessous de bras… l’odeur avait un goût amer, preuve qu’il ne s’était pas lavé depuis plus de trois jours.
- On est déjà en automne ? Putain j’ai rien vu passer.
Son esprit de détective, aiguisé comme une spatule à raclette, avait vite compris que cette odeur n’était pas celle de l’été. En effet en été les femelles se déshabille ou mettent des habits qui les rendent encore plus attirantes ce qui a pour effet d’exciter les mâles. Ce surplus d’hormone agit sur eux comme des amphétamines et un des effets secondaire de cette énergie accrue est qu’ils ont la force de se laver. En automne, bien que la température n’est pas baissée et que les femmes soient toujours aussi affriolantes, après deux mois à trifouiller de la ginette, les mâles commencent à ressentir un syndrome de rejet et à ne plus se laver en espérant, inconsciemment, repousser ces nids à microbe.
( Le Galéoptère Bleu de Galléa 13, un ongulé à plume mi-molle de 12 KG en moyenne pour 1M20 au garrot, a des petits si petits qu’il les prend pour des microbes et tente de les écraser. Cette espèce ne dois sa survie qu’au fait que les enfants soient très vifs alors que les adultes font penser à des éléphants de mer sous valium. Il s’agit aussi d’une des rare espèce de la galaxie à être assez intelligente pour comprendre la notion de microbe et assez stupide pour ne pas reconnaître ses propres petits.)
Bob habitait dans les quartiers lointains du centre ville, ses revenus ne lui permettaient pas d’être plus proche mais son métier l’obligeait à avoir un bureau en ville et de perdre deux heures pour s’y rendre. Il ne devait pas y aller tous les jours et il était même souvent absent. Résolvant l’énigme de la capote percée sur une des lunes de Saturna 3 ou filmant la femme d’un sénateur dans son intimité pour un tribunal de divorce. La justice, les assurances et les cocus faisaient appel à lui des quatre coins de la galaxie car il était la forme la plus légale après le flic et les voyages interplanétaires coûtaient moins cher que les voyages planétaires.
Pour aller d’un aéroport à un autre sur une même planète il valait mieux passer par l’espace et les gens assez riche pour payer un détective habitait généralement dans une ville ou il y avait un aéroport, il enquêtait plus souvent à des milliers d’années lumières qu’a des milliers de kilomètres.
Cela avait bien sur un coût écologique mais on savait parfaitement rendre vivable et fertile de nombreux cailloux dans l’univers. Quand une planète devenait trop insalubre pour l’élite, une autre était déjà prête et on recommençait. Ce mouvement avait d’ailleurs des effets positifs sur l’économie et la preuve en est qu’il n’y a jamais eu autant de trilliardaires.
Bien entendus les mécontents et les jaloux sont toujours là, des écologistes qui cris que l’on pourrit l’univers à des humanistes qui se plaignent des millions de pauvres laissés sur ces planètes poubelles.
Bob descendit du métrobus, celui-ci était aussi chargé qu’un fêtard à quatre heures du mat et comme l’aurais fait celui-ci il vomit son flot de passagers en quelques secondes à peine.
Bob se laissa aller, comme il n’était pas sur un des bords de la foule qui descendait, la seule chose à faire était de se laisser aller sans la moindre résistance jusqu’à ce qu’un endroit plus vaste permette à cette masse compacte de se dilater et qu’il retrouve ainsi l’usage de son corps. Il marcha tranquillement jusqu’à la sortie de la métro gare et plutôt que de regarder les
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culs qui l’environnaient, (il s’était branler ce matin) il décida de se concentrer sur les nombreuses publicités.
L’une d’elles montrait un énorme char d’assaut lourd à double canon recouvert de flammes et dont les chenilles plaines de sang terminaient d’écraser un pauvre crâne humain et avait pour slogan :
« Vos poils ne valent pas mieux qu’un néo-anarchiste mais votre peau mérite la protection du nouveau GINETTE NAPALM ; GINETTE POUR NOUS LES HUMAINS. »
Quel génie que de faire croire à une bande de consanguins aux origines douteuses que le fait d’avoir ce rasoir en fera des hommes.
Les publicitaires sont sournois et en ville comme à la radio, ils cherchent à atteindre votre subconscient car ils sont eux même tout à fait conscients que vous n’accordez pas une attention directe à ces publicité. En regardant directement celles-ci Bob comprenait leur objectif et court circuitait celui-ci à la base mais plus important que tout, il retenait le nom de celles qui l’emmerdait pour ne jamais acheté un produit à ces enculés.
Tous les jours ces gens là lui pourrissaient la vie, il n'y avait aucun endroit dans l’univers ou ils n’étaient présents. Dans la rue, la presse, le télécinéma, la radio, internet et sur tous les produits que l’on achète. Même sur un tampon usagé on peu lire la marque.
Il ne pouvait peut être pas grand chose tous seul mais il aimait à penser que la seul force de ces compagnie c’est le client, le marcel de base, alors s’il n’achète plus leur produit et que d’autre font pareils il les touchera au seul endroit sensible, le portefeuille.
Car qu’est ce qu’on paye en définitive quand on achète un produit ? Le coût du produit, de sa fabrication à sa vente, les taxes de l’état durant tout ce processus, les opérations de chirurgie plastique de la femme du PDG du magasin ou tu l’achète et enfin le prix de la publicité.
Car la différence entre un paquet de café à 1 crédit que tu vois sur l’étal d’un MaxyMarché et un paquet de Carte Poire de Couillon du Café à 5 crédits ; c’est des millions en publicité pour te dire que si t’en bois c’est que t’est beau et altruiste ou plus concrètement 3 crédits par paquet dans la poche de mecs que même le palèo-Ghandi n’aurait pas défendu de la peine de mort..
Bob sorti de la métro gare et plissa les yeux pour ne pas être éblouis par le soleil mais ce réflexe fût inutile car avec la pollution de Terra 24, qui n’était plus toute jeune avec près de deux cents ans de colonisation humaine, on ne voyait pas plus le soleil que la véracité dans les différents dogmes religieux.
Il déboucha sur une des grandes artères de NEW PLOUC CITY et s’engagea sur la voie prévue pour la piétaille. Le mot artère peu semblé mal placé étant donné qu’il désigne une partie de l’anatomie humaine, mais comme cet aménagement de la voirie servait à charrié son lot de matières premières et de « barriques » pleines de sang, d’un point de vue philosophique, il mérite bien son nom de boyau.
Le soleil levant s’engouffrait entre les tours géantes pour créer des jeux de lumières improbables. A cet instant n’importe quel spectateur aurai qualifié l’architecte de génie alors que ce spectacle n’était du qu’aux hasards de la géométrie et des lois de la physique.
Les grandes tours recouvertes d’un verre mat, presque noir, arboraient à cet instant des couleurs jaune orange d’un éclat hypnotique qui contrastaient parfaitement avec les moulures rigides de marbre d’Etarol. Le chant rauque des rageons accentuait cet effet de transe tout comme la dernière rosée du matin qui nimbait encore tout ce qui était à moins de deux mètres du sol d’un reflets chatoyants.
Un vent frais caressa les joues boursouflées de bob tandis que celui-ci traversa la rue. Ce
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faisant il croisât un landau ou l'enfant mangeait goulûment sa pèche nasal. La mère se jeta au devant pour réprimander celui-la.
Cette scène rappela à bob sa propre jeunesse et l’utilité de telles réprimandes. En effet, comme tous les enfants, il mettait ses doigts dans son nez et en mangeait les crottes. Mais contrairement aux autres enfants il croyait que son nez était entre ses jambes.
Epuisé et plein de sueur comme après une séance d’auto-firmatation, il entra dans l’imposant immeuble climatisé en râlant comme un bœuf. (L’auto-firmatation est une technique très utilisée par les politiciens et qui tir son origine du ZEN et des moines bouddhistes. La technique, assez simple, consiste à se forcé et à se répéter que l’on est un homme bien, que tout se que l’on fait c’est pour les autres et qu’on se sacrifie pour ses pairs. Quand on arrive à cela on peut alors enculé ses électeurs ; et les autres, et vivre une vie en parfaite harmonie avec son métier, quel qu’il soit, ou différents travers.)
Arrivé à son étage il sortit du sustenseur et fit quelques mètres jusqu’à son bureau. Ses cheveux noirs et courts collaient sur son front. La graisse qui suintait de sa peau les maintenait plaqué et l’on aurait volontiers cru que ce centenaire se voulait à la mode alors qu’il ne s’agissait que d’une coïncidence. La mode était à un effet genre gomina et c’est l’effet que rendait son cuir chevelu lorsqu’il ne se lavait pas.
(Les choses ont évoluées et en l’an 3033 les centenaires ne sont pas impotents. Grâce à l’aide de la police, les politiciens ont enfin pus jouer leur rôle de berger dans les années 2200 et après plusieurs siècles de sélection et de croisements, ils sont arrivés à créer des souches très productives. Les humains vivent aujourd’hui près de 300 ans et ont très peu de maladies mais comme ils sont bien conditionnés, ils sont aussi con qu’une bache (on a trouvé que les vaches étaient encore trop violentes alors on a modifié l’ADN des bœufs pour qu’il fasse du lait et on les appelle Baches.) alors il leur faut 60 à 80 ans pour être autonome, ce qui correspond aux 18 ans des Préhist-humains de l’an 2000.)
Bob avec ses 152 ans n’était pas un ados mais comme il aimait à le dire aux filles :
« J’ai peut être un teint verdâtre mais s’est pas une mycose j’ai fais les test. »
Cela ne marchait bien sur pas avec les salopes mais les professionnelles s’en satisfaisaient. Et dans le monde d’aujourd’hui, on prend moins de risques avec une pute qu’avec autre chose qui dit oui. Un autre avantage et non des moindres est qu’on n’a pas à payer de pension alimentaire, car qu’est-ce qu’une pension alimentaire sinon des dommages et intérêts versés à une « péripatéticienne légale » dans les pays dits civilisés.
L’immeuble ou se trouvait son bureau était gigantesque, même pour les normes de l’époque, des milliers de bureaux standards loués à la semaine. Chaque porte était identique et seul une petite plaque le différentiait mais cela ne gênait pas les clients car ils venaient rarement ici en personne et tout le monde, ou presque, avait un navigateur personnel pour trouver son chemin.
Il s’approcha du scanner qui servait de serrure.
- Authentification demandée
Bob passa au scanner.
- Ceci est un scanner ADN monsieur Hiquet, on y souffle par la bouche pour que la salive soit analysée et non par le postérieur. Vous insulté ma semi-intelligence artificielle quand vous faites cela en pensant que je ne verrais pas la différence.
- Je ne t’insulte pas espèce de godmichet parlant je fais de l’humour. Je pourrais t’insulter et tu comprendrais l’humour si tu n’étais pas qu’une demi-imbécillité électrique. J’aimerais d’ailleurs savoir pourquoi tu me demande de refaire ce test puisque tu sais que c’est moi, tu viens de m’appeler par mon nom.
- Seul mon scanner ADN est assermenté, je dois donc vous demander de refaire le test.
- Une moitié d’intelligence et il a fallut qu’ils prennent celle d’un flic. Pourtant il devait rester de la place, ils auraient put arranger ça.
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Bob souffla avec le bon orifice dans l’appareil et la porte s’ouvrit.
PCHHIII TTT SSSOUFFF (Ben oui c’est de la science fiction alors y a des effets spéciaux)
Il pénétra dans son bureau. Les murs, sol et plafonds étaient en plasbéton gris, une matière facile à nettoyer et une couleur qui ne vous trahissait pas si ce nettoyage était rarement fait.
Face à lui se trouvait Nestor et son bureau. Nestor travaillait pour Bob, il était un peu l’homme à tout faire : secrétaire, standardiste, réceptionniste, barman, agent et bien d’autres choses encore. A proprement parler ce n’était pas un homme mais un robot clown. Bob l’avait engager car Nestor étant reconnu robot handicapé, 90% de son salaire était payé par l’état. De plus Bob le payait à mi-temps et le faisait travailler bien plus que ça.
- Tu sais « pouet » combien d’année un robot doit travailler « crouic » avant d’avoir le droit de se faire détruire « hi han » étant donné que nos programmes d’intelligence artificielle « gzic » ne nous permettent pas le suicide ? « pich » 100 ans, rien que ça ! ! C’est une honte « tulut »!
- Salut Nestor. Moi aussi je suis content de te voir.
Nestor était un robot clown, destiné à faire rire dans les cirques. Pour ce faire, son corps ressemblant à un assemblage de boite de conserves n’était pas porté par des jambes mais par deux grandes roues qui n’étaient pas ronde et qui lui donnaient une allure ridicule quand il se déplaçait. Il arborait aussi tout un tas de colifichets et il était truffé de petites caches d’où sortaient au hasard, des cui-cui, des pouet-pouet, des sifflets et autant de choses étranges que l’homme n’en puisse inventer. Son handicap tenait au fait que la robotique était si avancée que les intelligences artificielles étaient devenues égales à celle des êtres humains. Pour son malheur il était devenu dépressif et le fait que tout le monde rigole en le voyant et qu’il était incapable d’exprimer sa détresse ni même de dire deux mots sans qu’une trompette lui sorte d’un endroit ou d’un autre, n’avait rien arranger. Il avait bien voulu voir des psy mais ceux ci s’étaient révélés incapables de le prendre au sérieux. Bob appréciait de voir quelqu’un de plus lamentable que lui, ça lui remontait le moral et comme même quand il était heureux il ne souriait pas, Nestor s’en satisfaisait et pensait qu’il le comprenait et compatissait.
- Dis-moi Bob, « tut » pourquoi vous êtes vous sentis obligés « drit »de créer des intelligences artificielles ? « pouet »A cause des droits de l’homme ? « durut » Il vous fallait quelqu’un à torturé qui ne soit pas , « gink » encore, protégé par une charte ? C’est du sadisme ! « coucou »
- Qu’est ce j’en sais moi, c’est pas moi qu’aurais fait cette connerie alors que 99% des humains aurais besoins d’une intelligence. Peut être que les gars qui vous ont créer étaient suffisamment intelligents pour le faire mais pas pour se taper une gonzesse. Du coup y ont voulus faire parler leur poupée gonflable, ou alors y étaient mariés et ne supportants plus leur femme y ont voulu créer un trou parfait ; avec une intelligence. Pour jouer aux échecs après l’amour.
- N’empêche que « drut » vous auriez pus pensez à nous et …
- Allez ta gueule maintenant ! On s’est dis bonjours et pouet-pouet alors au boulot ; c’est quoi ce contrat qu’on m’propose ?
- FINO -
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