BOB HIQUET, DETECTIVE CLASSE F
Episode 1 : QUI SUIS JE :
- Il est 6 heures, nous somment le 18 avril 3033 sur CQQ la meilleur radio de Terra 24, et toute l’équipe de José Bouche D’égout vous souhaite une bonn…
- Ta gueule suceur de frites, Aaahh…
D’un geste lourd Bob éteignit la radio. Son crâne sonnait la pâques et il devait se dépêcher de trouver une dose pour calmer ça. Il chercha dans son placard ; « Plus de Colaïne, merde ! ! !Tant pis, je vais prendre du Calmox, avec ce qui me reste de whisky ça fera l’affaire. » Il avala deux comprimés, saisi la bouteille et sorti un bol et des biscottes pour attaquer le petit déjeuner.
Son appartement était dans le même état que son esprit à cet instant. Petit et délabré. Il était blanc-jaune ou blanc-gris, une de ces couleur qui fut clair autrefois mais qui après des années de souillures, dont le tabac était des moindres, restait aujourd’hui un mystère. Une de ces couleur que les artistes post-moderne mettaient des années à chercher alors qu’il suffisait de passer ces années à se laisser aller. Douze ans pour être exact et comme souvent après une soirée ou il était partit trop loin, son cerveau avait du mal à remettre de l’ordre. Qui suis-je ? Qui a chié dans mon pantalon ? Autant de questions auxquelles il faudrait répondre.
Son regard traversa l’appartement, il était de petite taille et pauvrement meublé, avec du désordre un peu partout. Deux plaques, comme des tableaux accrochés au mur, attirèrent son attention. Il ne comprenait pas les symboles qui étaient dessus alors il se rapprocha et plissa les yeux pour pouvoir lire. Ces trente années de cuites n’auront pas été vaines, il était aujourd’hui capable de lire en voyant double et ce, à peine vingt minutes après s’être levé. « DIPLOME DE L’ACADEMIE DE POLICE DE TERRA 24 ».
Les souvenirs commençaient à lui revenir. Il avait 18 ans, il était jeune et commençait à devenir alcoolique. Il lui fallait un job pour assurer son ivresse et n’ayant pas d’états d’âme il s’était tourné tout naturellement vers la police. Au bureau de recrutement il avait opté pour les CRS, des gaillards qui picolent dur et un job physique. Il savait depuis longtemps que se dépenser physiquement était bon pour la cuite, ça permettait de boire plus.
Quand il était arrivé à l’école de police il avait trouver que la plupart de ses collègues faisaient tafiole et jouaient vachement bien les mec agent. Plus tard dans la journée il avait appris qu’il en avait pour trois ans de formation. Trois ans pour apprendre à se retenir de matraquer les gens tant qu’on en a pas reçu l’ordre ça fait un peu beaucoup, mais quand on y pense, c’est vrai que ça doit pas être facile quand on a l’uniforme, la matraque, les potes et trois grammes dans le sang. Il a commencé à se poser des questions au bout de trois jours quand il s’est retrouvé en cours de droit. Un CRS n’a pas à connaître le droit, il n’est pas, ou plus, responsable de ce qu’il fait, il suit les ordres et ceux qui se font frapper le veulent bien. Ils n’avaient qu’a partir quand on le leur a dit et s’il ne parle pas la langue c’est que c’est des étrangers et ils devraient êtres heureux qu’on les matraquent comme les autres, sans discrimination. Quelque chose n’allait pas et il fut renseigné quand il posa la question : il était à l’école d’inspecteur de police. Comment une telle erreur c’était elle produite ? Etait ce la faute de l’administration ou sa propre connerie ? Connaissant les deux il opta pour la connerie et son jeune cerveau, vif comme un bousier, trouva l’erreur.
Comme il se doit il, avait fêté son inscription, mais comme un con, il l’avait fait avant, ce qui fait qu’il avait signé les papier dans un état second, ce qui n’est pas un problème, avec l’habitude il sait que quand il voit double il faut signer au milieu, mais il était tellement
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heureux qu’il avait trop fêté ça et qu’il voyait triple. L’erreur était faite et il avait déjà installé un bar dans sa chambre, il décida donc de continuer pour devenir inspecteur.
Boire du whisky à la place de la bière serait un faible prix à payer pour servir la loi et l’ordre. Il avait très tôt apprécié cette école car ceux qui l’arrêtaient suite à ses ivresses le traitait désormais comme un collègue. C’était une bonne école et on peu dire que la qualité de la formation déteindrait sur les futurs inspecteurs. La méthode était pourtant simple à la base. L’école avait consignée et apprenait toutes les erreurs des inspecteurs de la planète et en 3000 ans il y en avait eu.
On apprend plus de ses erreurs que de ses succès et comme la police avait plus d’erreur que de succès il y en avait pour trois ans, mais le résultat était là. Un peu trop même car durant la première enquête de bob sur un simple vol d’aéroture, il avait fait tomber le maire de la ville pour viol sur mineur bovin et c’était fait virer de la police.
( Les aéroture sont des voitures très utilisées en l’an 3033. Ce sont des voitures aérodynamiques qui ont la forme d’une goutte d’eau et ont un béquet à l’arrière mais aussi à l’avant, sur les côtés et en dessous, et elles ont le plus fort taux d’accident, ce qui s’explique par leur forme. Cependant elles ont un énorme succès car c'est le meilleur attrape pétasse du marché. La durée de vie limitée du pilote n’est pas un problème car un homme qui a une érection ne pense pas à long terme, ni du tout d’ailleurs, quant aux Jacqueline qu’ils attirent, elles n’ont pas le cerveau assez développé pour éprouver du chagrin. C’est à dire pour se souvenir de ce qu’il c’est passé il y a cinq minutes.)
Il se souvenait maintenant des 25 premières années de sa vie mais malin comme un singe il n’avait pas besoin d’une glace pour savoir qu’il était plus âgé que ça. Son regard alla vers la fenêtre et il vit un rageon passé, (les rats ont évolués et ont des ailes comme les pigeons)
ses larges ailes gris tigré battant mollement au vent printanier. Cette image d’innocence infantile lui rappela un proverbe : « C’est pas quand le rageon chit ; Qu’il faut ouvrir le parapluie. ». Bob ralluma la radio. Peut être le réflexe d’un ancien flic qui sait que la radio peut être une mine d’information, qu’elle est un peu le reflet de notre société voir de l’âme humaine, elle parle, elle rapproche les gens et donne un côté humain à tout ce modernisme.
- Tu as des doigts ? Moi j’ai un trou. Alors rejoins-moi sur 36 20 MAILA. Sur 36 20 MAILA il n’y a que des humaines, alors rejoins-nous.
- Vous êtes bien sur CQQ Radio, le journal :
- La police a repêché un mort ce matin suite à l’inondation d’une baignoire tôt dans la matinée.
- Les violents incendies de forêt qui durent depuis deux jours sur la mer du MOR n’ont pas faiblis d’intensité. Les pompiers continus à faire des paris sur la date de l’extinction des feux.
- Les syndicats étudiants menace toujours l’éducation nationale de revenir en cours et d’arrêter la grève si ceux ci ne cèdent pas. Le ministre de l’éducation a déclaré dans un communiqué : « C’est pas ça qui va m’empêcher de partir en vacance avec vos sous bande de con. » Le Président l’a rappelé à l’ordre : « On ne traite pas de con de futurs imposés. » Le ministre présente donc ses excuses.
« J’aurais mieux fait de fermer ma gueule » pensez-vous, vous vous dites que c’est ce qu’il doit penser au vu du résultat. Et bien que néni car bob a l’expérience pour lui, il a tellement l’habitude de passer pour un con que ça ne le touche plus, surtout qu’il a des préoccupations bien plus graves à l’heure actuelle.
Il saisit une biscotte et commença à y répandre du beurre bion comme la religion répand la sottise sur l’espèce humaine, pas trop fort pour ne pas qu’elle craque et du centre vers l’extérieur sans en oublier les bords.
( Le beurre bion est une invention des grands fabriquants de bouffe pour contrer le bio et
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répondre aux besoins d’une population de plus en plus pauvre. La production de millions de tonnes de nourriture n’est pas un problème mais les grandes marques refusent de faire moins de cinq fois de bénéfices alors elles prennent des produits relativement sains et elles les ionisent. Après cela, le produit est légèrement radioactif et elles sont prêtes à réduire leur marge de moitié. Le produit est appelé bion, son prix très bas est accessible aux plus pauvres et peu concurrencer les produits bio qui sont très cher.)
Regarde-moi ça ! Et ils osent appeler ça une biscotte ces connards du marketing, qui ne doivent leur place bien payée qu’à leur père, qui la leur à trouvée pour se faire pardonner des attouchements qui sont aussi dépassés que la date de consommation. J’aimerai bien savoir quel pied de nez à la langue galactique ou aux lois ils ont pus trouver pour justifier une biscotte aussi molle.
- PAIN DE MIE –
Mouais, c’est un peu tard quand même. Si je l’avais sus plus tôt j’en aurais donné aux rageon, le pain de mie gonfle dans leur estomac et après ils ne peuvent plus voler. On peu les shooter comme des ballons mais le bruit qu’il font est bien plus sympa. D’ailleurs en parlant de tas de merde ça me rappel que j’ai un client qui m’attend et que je m’appel Bob Hiquet, détective privé de classe F.
- FINE -