Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 16:27

RAPIRE

 

PRELUDE : Mon nom n’a aucune importance, je ne suis qu’un conteur. J’ai la capacité, quand je me concentre sur quelqu’un, de pouvoir tout connaitre de sa vie et de son entourage. Je peu tout savoir, de ce qu’ils font à ce qu’ils pensent, tel un dieu, c’est cela le pouvoir des conteurs. Il y a peu, je suis tombé sur quelqu’un de fascinant et j’ai décidé d’immortaliser son histoire. Ce jeune homme est le genre de personne à qui l’ont pardonne de polluer tant la nature a été ingrate avec lui, le genre d’homme qui ne peu pas croire que dieu a fait l’homme à son image lorsqu’il se voit dans la glace. Quand on connaît sa vie, on ne peu s’empêcher de penser, de façon philosophique ou romantique, qu’un dieu de la justice veille sur lui. En effet, toutes les personnes qui lui ont fait du mal ont trouvées la mort dans des circonstances pour le moins inhabituelles. Mais bon, plutôt qu’un long discours je vais vous en faire le récit.

 

NAISSANCE : Sa mère s’appelait Estelle Dujon et son père Etienne Incule. Ils vivaient à Simorer, une petite ville d’un peu plus de soixante mille habitants. Ils avaient déjà deux enfants, un garçon et une fille. Déjà deux de trop, selon son père qui n’aimait pas sa mère et qui de fait, l’enculait aussi souvent que possible pour qu’elle y prenne le moins de plaisir possible, sauf quand il se trompait de trou suite à l’ivresse, ce qui commençait chez lui vers dix huit heure vingt sept. Déjà deux de trop selon sa mère, qui en tant que femme au foyer avait autre chose à faire que de s’occuper des rejetons que lui avait fait le portefeuille dégarnis qu’elle avait épousé. Il fut donc conçu sans envi et à sa naissance, les parents dirent que c’était un accident. Cela veut dire qu’ils avaient fait l’amour consciemment, sans prendre de précautions, qu’ils n’avaient pas avorté ni fait quoi que ce soit durant neuf mois. C'est-à-dire, la définition même du mot accident que l’on retrouve dans un dictionnaire pour amibes ou cloporte.

Il vit le jour le premier avril, par une belle journée de printemps, première malchance. En effet, à cause du beau temps, son père avait picolé dur et il était raide comme une queue de pelle à l’accouchement. Si raide que la vision du dindonneau de sa femme le fit vomir au moment ou l’enfant sortait la tête. Après le liquide amniotique, il connut le vomit garnis de chips, de cacahuètes et aromatisé au pastis avant de connaitre l’air libre. Beurré comme une crêpe, son père l’appela Jean. Jean Incule, avec quatre

 

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grammes ça faisait JeanCule, ce qui le fit rire durant les douze minutes qui précédèrent son coma éthylique.

 

PERE : Dès qu’il fut agent, son père ne l’aima pas. Il était dure et brutal et Jean connu son premier hématome avant de connaitre son premier mois. Malheureusement pour lui, son père mourut peu après ses deux ans. Le malheur tient du fait qu’il était déjà traumatisé mais qu’à cet âge, il ne garda aucun souvenir de son géniteur et ne put donc pas s’expliquer plus tard ce malaise là. Son père mourut un samedi soir en sortant d’un bar à 4 PM, c'est-à-dire à quatre pattes motrices. C’est dans cet état là qu’il roula dans un fossé et que, malgré ses quatre pattes, il resta coincé sur le dos, tel une tortue, jusqu’à ce qu’il ne perde connaissance à cause des vapeurs d’alcool de sa bouche qui était trop près de son nez. C’était un grand gaillard d’un mètre quatre vingt deux, légèrement dégarni, avec des cheveux blond-roux. C’est ce qui causa sa perte. Un renard mâle en rut qui passait par là le prit pour une femelle et il mourut de noyade quatre minutes plus tard.

 

FRERE : Son frère Simon avait douze ans, c’était un jeune et beau garçon plein de vie et de ce fait il martyrisait tous ceux qui n’avaient pas eu sa chance. Jean n’avait que six ans mais il était déjà chétif et bien plus laid que la moyenne des horreurs qu’on nomme bébés. C’était par conséquent la première victime de Simon.

Tous les matins, par exemple, pour bien commencer la journée, il allait réveiller son frère avec un Vent Divin, une Tempête de Non-Sable ou un Hiroshima Fraternel, selon ce qu’il avait mangé la veille. Pour ce faire, il callait ses fesses sur le visage de Jean jusqu’à ce que son nez effleure son sphincter, ce qui était le signal de la mise à feu. Aussi souvent que possible, il faisait cela après avoir été à la selle mais avant de s’essuyer. Malheureusement pour Jean, Simon avait un système digestif aussi précis qu’une montre suisse réglée sur son sens de l’humour.

Ce traumatisme là empêcha Jean de péter toute sa vie. Ce qui lui valut de fréquentes et terribles crises abdominales. De plus, à cause de la différence de force, il était obligé de dire bonjour et de faire la bise à Bertha (le rectum de Simon) avant de pouvoir saluer les autres membres de la famille.

 Par un bel après midi d’été, Simon jouait dans la rue avec son skate quand il fit un faux mouvement et se retrouva coincé, pied et skate, dans une bouche dégout. Le soleil était

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chaud, les filles belles, court vêtues et les hommes avaient le cerveau ramolli, le sang devant irriguer leur cerveau se trouvant occupé bien plus bas. C’était le cas d’Erwan qui regardait une magnifique brune tout en conduisant sa nettoyeuse.

Simon la vit au dernier moment, il se coucha et la roue lui brisa le tibia en roulant dessus. Erwan sentit le choc et s’arrêta pour voir s’il y avait quelque chose. Pendant ce temps, Simon était coincé sous la nettoyeuse. Les balais brosse lui arrachaient les chairs tandis que les jets d’eau à haute pression le caressaient durement sur tout le corps.

Si l’on oubli le cotés macabre, la scène avait quelque chose de comique. Simon voulait hurler mais le jet d’eau lui déformait le visage, comme un puissant courant d’air, gonflant ses joues. Des bubulles sortaient de la bouche et du nez tandis que son aluette se tortillait telle une danseuse indienne sous cocaïne. Rapidement, la pression fit ressortir ses yeux lui donnant une tête de clown pour quelques secondes.

Finalement Erwan reprit sa route, ne laissant qu’un skate et des os propres.

 

Bien. Ca va être l’heure des sorties d’école, je vais donc vous laissez pour allez me dégourdir les jambes en coursant quelques enfants. Je vous retrouve bientôt pour vous raconter la suite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Par Rat
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